Interview

Philippe Gorce

Avec MyPing, je veux rendre au ping une partie de ce qu’il m’a apporté

Initiateur du projet MyPing

Questions et réponses

Philippe, comment présenterais-tu MyPing à une personne qui découvre le projet ?

MyPing est un écosystème d’outils numériques destinés aux joueurs, aux clubs, aux organisateurs, aux bénévoles et, plus largement, à toutes les personnes qui font vivre le tennis de table.

L’objectif est de répondre à des besoins très concrets : trouver un tournoi ou un stage, faciliter certaines tâches administratives, mieux communiquer, raconter l’histoire d’un club, trouver des financements ou simplement échanger entre passionnés.

Chaque outil est conçu pour être simple, accessible et immédiatement utile.

Pourquoi avoir créé MyPing ?

Parce que le tennis de table m’a beaucoup apporté.

Il m’a permis de vivre des rencontres, des projets, des émotions et des expériences qui ont compté dans mon parcours personnel comme professionnel.

Aujourd’hui, avec les compétences que j’ai acquises dans le numérique, j’ai envie de rendre au ping une partie de ce qu’il m’a apporté.

MyPing est né de cette envie : mettre mon expérience au service de cette communauté, sans prétendre tout révolutionner, mais en essayant d’apporter des solutions utiles là où il existe encore des besoins.

Ton parcours dans le tennis de table ne commence pas avec MyPing…

Non. J’avais déjà développé de nombreux projets numériques liés au tennis de table.

Ces expériences m’ont montré qu’il existait une véritable attente pour des outils numériques simples et adaptés au terrain.

Elles m’ont également permis de comprendre qu’un bon outil ne suffit pas. Il faut écouter les utilisateurs, simplifier au maximum et accepter de faire évoluer ses idées.

MyPing s’inscrit dans la continuité de ce parcours, mais avec une ambition plus large.

Pourquoi avoir créé plusieurs applications plutôt qu’une seule grande plateforme ?

Parce que les besoins ne sont pas les mêmes.

Un organisateur de tournoi ne recherche pas la même chose qu’un trésorier de club. Un joueur qui veut trouver un stage n’a pas les mêmes attentes qu’un bénévole qui doit gérer des convocations.

J’aurais pu rassembler toutes les fonctionnalités dans une grande plateforme, mais elle serait rapidement devenue complexe et difficile à comprendre.

J’ai préféré créer des outils spécialisés, chacun avec une promesse claire. L’utilisateur choisit simplement celui dont il a besoin.

L’enjeu est ensuite de créer une cohérence entre ces applications, sans transformer MyPing en usine à gaz.

Pourquoi l'indépendance de cette initiative est-elle importante ?

Parce qu’elle permet de conserver une grande liberté de création.

Je peux essayer une idée sans devoir attendre qu’elle entre dans un programme institutionnel. Je peux créer un outil très spécifique pour répondre à un besoin rencontré par quelques clubs, puis observer s’il mérite d’être développé davantage.

Je peux également abandonner ou modifier une fonctionnalité si les utilisateurs ne la trouvent pas pertinente.

Cette indépendance permet d’être agile, mais elle implique aussi une responsabilité : respecter les acteurs existants, les données utilisées et le travail déjà réalisé par les institutions et les bénévoles.

Mon objectif est d’ajouter des possibilités, pas de créer des oppositions.

MyPing sera-t-il gratuit ?

La rentabilité n’est pas le moteur du projet.

Je veux que les outils restent accessibles aux petits clubs, aux bénévoles et aux personnes qui ne disposent pas forcément d’un budget numérique.

Les applications MyPing peuvent être utilisées totalement gratuitement, sans être volontairement bridées pour obliger les utilisateurs à payer.

Le tarif libre repose sur un principe simple : chacun peut utiliser les outils, puis choisir de soutenir le projet selon ses moyens, son usage et la valeur qu’il estime en retirer. Une contribution peut être financière, mais elle reste volontaire.

Évidemment, les applications ont un coût : hébergement, maintenance, développement, sécurité et amélioration continue. Les contributions servent à faire vivre le projet et à le faire progresser.

Quelle place occupe l’intelligence artificielle dans le projet ?

L’intelligence artificielle me permet d’imaginer et de développer des services qui auraient auparavant nécessité une équipe beaucoup plus importante.

Elle peut aider à préparer un contenu, guider un dirigeant dans une démarche, synthétiser des informations, proposer des pistes de financement ou accompagner la modération d’un espace d’échange.

Mais elle doit rester un outil.

Parmi les outils MyPing, lesquels représentent le mieux ta démarche ?

Ils reflètent chacun une facette différente du projet.

Tournois MyPing et Stages MyPing cherchent à donner davantage de visibilité aux initiatives organisées par les clubs.

Convocations MyPing veut faire gagner du temps aux bénévoles.

Notre Club a une Histoire permet de préserver et de valoriser la mémoire des associations.

JeFinanceMonClub aide les dirigeants à identifier des financements et à avancer sans devoir devenir spécialistes des subventions ou du sponsoring.

Le forum MyPing cherche quant à lui à proposer un espace d’échange moderne, simple et vivant autour du tennis de table.

Le point commun reste toujours le même : partir d’un besoin concret et essayer d’y répondre simplement.

Comment comptes-tu construire la suite ?

Avec les utilisateurs.

Je ne veux pas développer MyPing seul dans mon coin en imaginant ce dont les clubs auraient besoin. Les retours des joueurs, dirigeants, bénévoles et organisateurs sont indispensables.

Un commentaire, une critique ou une suggestion peut être plus utile qu’un long discours d’encouragement.

Je souhaite aussi travailler avec les personnes et les structures qui partagent cette envie de simplifier la vie des acteurs du ping, tout en conservant la liberté et l’indépendance qui font l’identité du projet.

La coopération ne nécessite pas forcément une dépendance ou une affiliation. On peut être indépendant tout en travaillant intelligemment avec les autres.

Que réponds-tu à quelqu’un qui hésite encore à tester MyPing ?

Je lui dirais simplement d’essayer l’un des outils et de me dire franchement ce qu’il en pense.

MyPing n’est pas un projet figé. Les applications peuvent évoluer rapidement à partir des retours reçus.

Je ne demande pas aux utilisateurs d’adhérer à une grande vision théorique. Je leur propose de tester des services et de vérifier s’ils leur font réellement gagner du temps ou s’ils répondent à leurs besoins.

Et si ce n’est pas le cas, il faut me le dire.

Quelle est ton ambition pour les prochaines années ?

J’aimerais que MyPing devienne progressivement un réflexe pour les passionnés et les clubs.

Le réflexe pour trouver un tournoi ou un stage. Le réflexe pour découvrir un outil capable de soulager un bénévole. Le réflexe pour valoriser un club, chercher un financement ou partager une expérience.

Je ne cherche pas à construire une plateforme qui centraliserait ou contrôlerait tout l’univers du tennis de table.

Je souhaite plutôt créer une boîte à outils libre, indépendante et évolutive, capable de compléter intelligemment ce qui existe déjà.

Si MyPing permet à des bénévoles de gagner du temps, à des clubs de concrétiser des projets et à des joueurs de découvrir de nouvelles initiatives, alors le projet aura déjà atteint une grande partie de son objectif.

Un dernier mot ?

MyPing est encore jeune et tout reste à construire.

Mais son intention est simple : utiliser mes compétences, mon expérience et les nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour rendre au tennis de table une partie de ce qu’il m’a donné.

MyPing est un projet indépendant, mais il n’a pas vocation à avancer seul.

Il grandira grâce aux clubs, aux bénévoles, aux joueurs, aux organisateurs et à toutes les personnes qui accepteront de le tester, de le critiquer et de participer à son évolution.

Et maintenant

Envie d’échanger ou de tester un outil ?

MyPing grandit avec les retours du terrain. Essayez un service, dites ce qui marche, et ce qui mérite d’évoluer.